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10 conseils pour bien travailler avec un free-lance

Vous recherchez un consultant en référencement ? Un data analyst spécialisé en e-commerce ? Vous voulez renforcer votre présence digitale ? En interne, vous ne disposez pas des ressources nécessaires pour répondre à ces besoins. Vous faites donc appel à un free-lance. Mais travailler avec un free-lance ne s’improvise pas… Que ce soit avant, pendant ou après le projet concerné. Comment le choisir ? Quels pièges éviter ? Comment faire cohabiter salariés et indépendants ? Voici 10 conseils pour bien travailler avec un free-lance.

 1.    Définissez clairement votre besoin

La première étape est de bien identifier vos besoins. Pas de précipitation : prenez votre temps. Cette phase est cruciale pour pouvoir cibler le plus finement possible la personne que vous recherchez. En faisant le point sur vos besoins, vous définirez des critères de plus en plus précis qui vous aideront à trouver la personne qu’il vous faut.

2.    Soyez précis sur vos attentes

Prenez aussi le temps de rédiger un brief complet comprenant chaque aspect de la mission : périmètre d’action, les équipes, les résultats attendus, les échéances. Sans oublier le cadre budgétaire. Ce brief permettra un premier échange avec le free-lance. C’est d’ailleurs parfois avec lui que vous allez co-construire ce brief. Soyez précis et surtout lucide sur sa mission, sans la survendre… Rien de plus décevant pour un free-lance que de se rendre compte que la mission ne correspond finalement pas à ce qu’il attendait.

3.    Validez les compétences du free-lance

Si cela semble couler de source, il n’est, hélas, pas toujours évident de cerner la qualité opérationnelle d’un consultant. Tout comme il est parfois difficile de savoir si le besoin identifié est compliqué ou simple pour un expert. C’est la raison pour laquelle il est important de valider l’expertise du free-lance, soit via d’autres experts, soit via des tests. Or dans le marketing digital les mots peuvent souvent sonner creux. Aussi faut-il ne pas hésiter à approfondir pour connaître l’expertise véritable du free-lance. Possède-t-il des références concrètes ? Peut-il vous présenter un exemple de réalisations ? Avec qui a-t-il travaillé ? …

4.    Choisissez le free-lance aussi selon sa personnalité

Pour choisir le bon profil de free-lance, vous devez avoir en tête deux critères : ses compétences techniques et sa capacité à s’intégrer dans son futur environnement de travail. Concernant la question de sa personnalité, la rencontre vous renseignera sur la personne. Car un free-lance n’est pas qu’un technicien : c’est avant tout une personnalité, qui doit coller et avec l’entreprise et avec le projet.

5.    Payez le free-lance à son juste prix !

Le free-lance n’est pas un salarié ! Il est prestataire qui, comme toute entreprise, a des charges professionnelles (mutuelle, Urssaf, taxes, impôts, frais professionnels,…) et, comme tout individu, a des besoins pour vivre. Le free-lance vous offre son expertise, sa disponibilité et son temps sur une période. Or si la liberté n’a pas de prix, elle a un coût ! Cette flexibilité du free-lance, outre son expertise, implique une rémunération juste. Une rémunération d’ailleurs souvent plus élevée qu’un salarié qui, lui, est assuré d’avoir son salaire à la fin du mois. Ne cherchez donc pas à comparer le tarif du free-lance au regard de celui d’un salarié : ce serait faux et injuste pour le free-lance !

6.    Intégrez le free-lance

Le free-lance est plus qu’un simple prestataire. Bien qu’extérieur à l’entreprise, pour un temps donné il avance avec vous pour vos propres intérêts. Quand on intègre un nouveau salarié en entreprise, on n’attend pas de lui qu’il soit performant au bout de deux heures. Au contraire, on lui apprend les process, on lui inculque la culture d’entreprise. Tant d’étapes qu’il faudrait aussi respecter avec les free-lances, mais qui sont en général oubliées, dans l’urgence potentielle de leurs missions. Pour que la collaboration soit fructueuse, vous devrez faire l’effort de l’impliquer et de l’intégrer à vos équipes. Et surtout, n’installez pas de barrières entre les free-lances et vos propres salariés.

7.    N’exploitez pas les free-lances

Tout comme vos collaborateurs, le free-lance a des objectifs, un planning, des obligations… Mais il a également une vie personnelle. De ce fait, même s’il est très impliqué, il n’est pas corvéable à merci et n’est pas disponible 24h/24h, 7j/7j !

8.    Communiquez

Lorsqu’il intègre une équipe, un free-lance doit pouvoir immédiatement comprendre les enjeux inhérents à votre entreprise ou à votre marque. Communiquez-lui donc toutes les informations et challenges à connaître pour la mission. Et mettez en place des processus, même très simples, pour la communication avec vos équipes. N’hésitez pas aussi à lui faire un retour franc sur son travail et ses idées.

9.    Faites confiance à votre partenaire

Faites confiance non seulement en l’expertise du free-lance, mais aussi en sa personne. Ainsi il travaillera avec votre entreprise, et non pour votre entreprise. Impliquez le autant que possible en lui demandant son avis sur le projet ou sur d’autres tâches en cours. Avantage : ce sera aussi une source d’inspiration pour vous. Car l’intérêt de recruter un free-lance, c’est de s’adjoindre les compétences d’un professionnel aguerri. Un bon free-lance collabore avec d’autres entreprises qui présentent des besoins similaires aux vôtres. Idéalement, il a déjà travaillé avec des professionnels de votre secteur. Aussi, son champ de compétences et la diversité de ses expériences lui confèrent une vue d’ensemble sur son métier. Il est donc en mesure de porter un regard critique sur vos process et de vous faire monter en compétences. Mais vous ne bénéficierez de cet avantage que si vous le considérez comme un partenaire et pas uniquement comme un prestataire.

10. N’oubliez pas qu’il est free-lance … et non salarié

Travailler avec un free-lance, c’est profiter de l’expertise de quelqu’un de disponible et opérationnel immédiatement, mais il reste prestataire et pas salarié ! Un point commun toutefois avec un salarié : le free-lance a besoin de visibilité. Soyez bien clair avec lui quant à la date de fin de sa mission. Précisez bien aussi votre souhait de la prolonger éventuellement, voire de lui confier un autre projet. Sans oublier que le free-lance ne vous est pas attaché et ne travaillera pas éternellement pour vous. Aussi ne cherchez pas à le dompter : sa liberté, c’est ce qui fait sa force !